Publié : 31 juillet 2010
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    Joseph d’ASTORG

    Joseph d’ASTORG

    Pseudonyme : CONSTANTIN

    Né le 9 octobre 1892 à Paris de Louis d’Astorg et de Geneviève de Lestrade

    Epouse : Marguerite Gibert

    Profession : officier d’active (Saint Cyr, promotion 1913-1914)

    Décédé le 7 avril 1944 à Bergen Belsen

    Biographie extraite de :

    http://www.aassdn.org/araMnbioAm-Az.html

    Réseaux : S.S.M.F./T.R., S.R.Kléber (Saturne)

    "Saint-cyrien (promotion Croix du drapeau, 1913-14), Joseph d’Astorg était officier de cavalerie. Il parlait l’anglais et l’allemand. Au cours de la campagne 1939-40, il avait commandé le 1er régiment d’automitrailleuses de reconnaissance.

    C’est un homme de 1m71, aux yeux gris vert, aux cheveux gris blond, qui porte barbe et moustache. Revenu sur ses terres de l’Eure, au château de Vatimesnil par Etrepagny (dont il est maire), ne supportant pas l’inaction devant l’Occupation, il se met au service du S.R. Kléber en mai 1941 et sera chef d’un sous-réseau Normandie.

    Sa fille, Marie Bernadette, a à peine 7 ans, mais ses deux fils, Bernard, 20 ans, et Philippe, 18 ans, et leur mère, aussi patriotes que lui, sont actifs dans la Résistance, tous trois figurant comme agents sur les états du réseau Saturne.

    Officiellement, le colonel d’Astorg s’occupe de ses propriétés et de sa commune ; il fait surtout du renseignement, avec, en 1943, quelques difficultés dont témoigne une note du 22 novembre provenant des archives d’Alger. Son activité est alors "paralysée du fait qu’il ne possède aucun moyen de transmettre les renseignements qu’il possède ou peut recueillir... Sa principale occupation consiste à faire évader les aviateurs alliés tombés dans la région et à faire du renseignement."
    Toujours selon la même note,"par l’intermédiaire de son fils (Philippe), le colonel d’Astorg demande :

    1) que l’on prenne liaison avec lui (en marge, au crayon : "Oui Kléber").

    2) qu’on lui fasse dire si sa présence est plus utile en France ou en A.F.N. (en marge, au crayon : "en France")

    3) que l’on tache de faire venir en A.F.N. Jean Marie Bressand" (qui travaillait pour le S.R. français sous les ordres du capitaine Kleinmann, et qui, arrêté, s’est évadé de Compiègne et est, pense-t-on, interné en Suisse).

    "D’autre part, le colonel d’Astorg signale l’importance capitale des centrales électriques de Puteaux, Gennevilliers et Issy, qui alimentent les anciens réseaux ferroviaires du P.O. et de l’État."

    A ce moment-là pourtant, le colonel d’Astorg est si activement recherché par les Allemands qu’il ne passe plus qu’occasionnellement à son domicile. C’est lors d’un de ces passages qu’il est arrêté par la Gestapo locale (Evreux-Rouen), probablement sur dénonciation. Il est interné à Evreux, puis à Rouen (le 19 novembre 1943) et à Compiègne (le 17 janvier 1944), avant d’être déporté à Buchenwald et transféré, malade, à Dora (vers le 10 mars). Là, le 21 mars 1944, il retrouve son fils Bernard (qui, lui, reviendra de déportation). Le lendemain, il est transféré à Bergen Belsen (où Jean Fafin, agent du réseau Harathon, le rencontre). Il y meurt peu de jours après.

    Déclaré "Mort pour la France", le colonel Joseph d’Astorg, chevalier de la Légion d’Honneur, Croix de Guerre 1914-18 (avec trois citations), Croix de Guerre 1939-40 (avec deux citations), a reçu également la Médaille de la Résistance.

    Références : Archives du Bureau "Résistance" ; "le Service social de Casablanca" du colonel Parisot (A.A.S.S.D.N.) ; Bulletin de l’A.A.S.S.D.N. n°13, p. 4"