Publié : 5 août 2010
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    La Résistance des cheminots

    1) Les ateliers de Quatre-Mares à Sotteville et Saint Etienne du Rouvray, évocation des actes de Résistance : http://www.gaqm.fr/theme5.htm

    2) Marcel Genvrin, cheminot, résistant et déporté

    http://memoire-vive.net/spip.php?article220

    Au moment de son arrestation, il est domicilié au 120, rue des Belges, à Darnétal (Seine-Maritime), à l’est de l’agglomération de Rouen. Il est cheminot (n° d’agent SNCF : 44303), travaillant au dépôt de Sotteville-lès-Rouen.
    « Soupçonné de communisme », il est arrêté le 21 octobre 1941, lors de la grande rafle des adhérents communistes et syndicalistes de l’agglomération rouennaise.
    L’arrestation massive de plusieurs dizaines de militants politiques et syndicaux - ou soupçonnés tels - a suivi de peu le déraillement d’un train de matériel militaire allemand sur la ligne Rouen-Le Havre, dans le tunnel de Pavilly, à 1500 m de la gare de Malaunay, le 19 octobre 1941 ; ce sabotage étant l’un des objectifs visés par le “brûlot” de Rouen (groupe mobile de la résistance communiste). Néanmoins, les fiches d’otages des “45000” appréhendés dans cette période mentionnent que ces arrestations mettaient en application un ordre du Commandant de la région militaire A, daté du 14 octobre 1941. Ainsi, entre le 17 et le 25 octobre, il y eut le même type de rafles de “communistes” dans sept autres départements de la zone occupée. Il est probable que ces arrestations aient été ordonnées pour assurer la saisie de communistes destinés à être placés sur les listes d’otages de cette région militaire. En effet, tous les hommes appréhendés furent remis aux Allemands qui les transférèrent à Compiègne entre le 19 et le 30 octobre 1941. 44 des otages arrêtés ces jours-là dans le secteur de Rouen furent déportés dans le convoi du 6 juillet 1942. Beaucoup furent fusillés au titre de représailles dans les semaines qui suivirent.
    Le 8 juillet 1942, Marcel Genvrin est enregistré au camp souche d’Auschwitz (Auschwitz-I) sous le numéro 45590.
    Le 13 juillet - après cinq jours passés par l’ensemble des “45000” à Birkenau - il est dans la moitié des membres du convoi qui est ramenée au camp principal (Auschwitz-I) après l’appel du soir.
    Il meurt à Auschwitz le 25 août 1942, d’après les registres du camp.
    Son nom est inscrit sur le monument aux morts SNCF du dépôt de Sotteville-lès-Rouen.

    3) LEROY (Roland, Eugène)

    Né le 4 mai 1926 à Saint Aubin-les-Elbeuf (Seine Maritime)

    Député de la Seine-Maritime de 1956 à 1958

    http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/biographies/IVRepublique/leroy-roland-eugene-04051926.asp

    Fils d’un cheminot proche de l’anarcho-syndicalisme, Roland Leroy entre à son tour à la SNCF en 1942, au terme de ses études primaires et de ses années d’apprentissage. Très tôt éveillé à la politique, il adhère aux Jeunesses communistes (clandestines) et participe à la Résistance. Chargé de la diffusion de la propagande, il accède en 1943 à la direction des Jeunesses communistes dans son département.

    4) Pierre Bérégovoy

    Né le 23 décembre 1925 à Déville-lès-Rouen (Seine-Maritime) et mort le 1er mai 1993 à Paris.

    Premier ministre (Avril 1992 - Mars 1993)

    En 1941, il travaille à l’âge de 16 ans pendant neuf mois à l’usine de tissage Fraenckel en tant que fraiseur. En 1942, il entre sur concours à la SNCF comme cheminot.
    Il y rencontre Roland Leroy et entre dans la Résistance via le groupe « Résistance-fer. Il fut membre également de “ Libération-Nord ”.
    En juin 1944, il participe activement à la libération de la banlieue rouennaise

    http://www.lours.org/default.asp?pid=338