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    Publié : 12 mai 2015
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    Travaux réalisés par quelques élèves de seconde 6 avec Mme Merchez et Mme Vadans

    Interview d’Eva KAVIAN, auteure de Ma mère à l’Ouest.

    Journaliste : Bonjour, je suis journaliste pour le magazine Livres jeunesse, je suis ici à l’occasion du salon du livre. Ce magazine est destiné à faire découvrir des livres aux jeunes. J’en profite pour vous poser quelques questions concernant votre livre intitulé Ma mère à l’Ouest.

    Eva KAVIAN : Oui, bien sûr, vous pouvez y aller, je vous écoute.

    J : Tout d’abord, quelles ont été vos sources d’inspiration principales pour le sujet de ce roman ? Le sujet porte sur l’enfance et l’adolescence de Samantha, qui vit avec une mère handicapée, elle est donc séparée de sa mère et est placée en famille d’accueil, d’où le titre Ma mère à l’Ouest.

    EK : Ces personnes sont totalement fictives mais j’ai tiré cette histoire d’un des membres proches de ma famille, qui est limité au niveau mental. J’ai donc voulu essayer de faire connaître les sentiments et le quotidien de ces personnes qui ne peuvent éduquer leur enfant normalement. Par exemple, lorsque Betty attend sa fille devant la grille de l’école toute la journée, mais voit que les autres mamans ne restent pas, elle attend à sa fenêtre qui donne sur la cour de récréation de l’école sans rien pouvoir faire.

    J : Ensuite, quelles réactions avez-vous voulu provoquer chez les jeunes lecteurs ?

    EK : Je dirais que j’ai surtout voulu représenter la réalité : en effet, je représente sans exagération les souffrances endurées par le personnage principal comme le passage de Samantha dans plusieurs familles d’accueil, la séparation avec sa mère alors qu’elle est encore très jeune, ce sont des situations très difficiles à vivre pour des jeunes filles.

    J : De plus, pour vous aider dans la représentation de lieux réels, avez-vous visité certains lieux comme des hôpitaux, ou encore des foyers pour jeunes enfants qui attendent une famille d’accueil ?

    EK : Bien sûr, j’ai dû visiter des centres hospitaliers, je me suis aussi rapprochée de personnes à mobilité réduite pour m’aider à connaître de plus près leur vie, leur quotidien. Mais mon métier en milieu psychiatrique m’a énormément aidée pour l’écriture de ce livre.

    J : Enfin, vous avez choisi dans Ma mère à l’Ouest, plusieurs styles de narration différenciés par les polices de caractère, pourquoi ces différents styles ?

    EK : Nous voyons que le récit de Samantha est à la première personne du singulier ("je"). Il n’y a donc pas d’intermédiaire entre Samantha et le lecteur, cela permet au lecteur d’être complice avec l’adolescente, d’être proche de son point de vue.
    D’un autre côté, le point de vue de Betty, la mère, est à la troisième personne du singulier ("elle"). Nous avons donc un point de vue extérieur à la scène. Nous sommes donc plus éloignés du personnage de Betty, nous pouvons aussi faire un lien entre ce point de vue éloigné et la maladie mentale de Betty.

    J : Très bien, merci beaucoup d’avoir pris de votre temps pour me répondre, à très bientôt sur un autre salon !

    EK : C’était avec plaisir, au revoir !

    Propos recueillis par Gauthier et Corentin, 506

    Voir en ligne : Le livre d’Eva Kavian sur le site Babelio